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Une adolescente réfugiée poursuit son rêve de devenir journaliste

Karyna, 14, walks down the road with her little sister Milana, 4, in Donetsk region in eastern Ukraine. Her path to school is littered with landmines and other remnants of the conflict
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Tabarak a pour but de devenir journaliste.

Lorsque je l’ai rencontrée au camp de réfugiés de Za’atari en Jordanie, la jeune fille âgée de 16 ans m’a confié qu’elle regarde davantage les nouvelles que toute autre émission de télévision. Tabarak adore raconter des histoires.

Elle me fait penser à moi, au même âge.

Excepté qu’à 16 ans, j’allais à l’école secondaire, j’écrivais pour le journal scolaire et j’évaluais quelle serait la meilleure université où obtenir un diplôme en journalisme. La scolarité de Tabarak présente des lacunes depuis qu’elle a dû fuir la guerre en Syrie. Nos expériences respectives sont aux antipodes l’une de l’autre, sauf en ce qui a trait à notre passion pour le journalisme.

Amanda and Tabarak embrace during their time together
Amanda et Tabarak s’éteignent pendant leur rencontre

« J’aimerais lancer un message à tous les élèves », me dit-elle. Elle connaissait mon rôle d’agente de communication à Vision mondiale et y a donc vu une bonne occasion de faire partager son message. « N’abandonnez jamais vos rêves, quelle que soit la situation. Vous devez lire et travailler fort, » a-t-elle ajouté.

Les mots de Tabarak m’ont marquée. Alors, parlons de la scolarisation des filles. En situations d’urgence, les filles courent deux fois et demie plus de risques que les garçons de ne pas aller à l’école. Pour plusieurs d’entre elles, comme Tabarak, le fait de pouvoir recommencer à étudier ouvre la voie à un avenir plus prometteur.

Le retour à l’école de Tabarak n’a pas été facile. Lorsqu’elle est arrivée au camp de réfugiés de Za’atari il y a cinq ans, elle n’avait pas été à l’école depuis un an. Après avoir été déracinée de son foyer et avoir dû laissé les membres de sa famille derrière elle, Tabarak avoue avoir « perdu le goût » de poursuivre ses études. Jusqu’à ce qu’on lui offre la possibilité de revenir dans une salle de classe.

« J’ai réalisé que l’éducation est ma seule chance de réussir », ajoute-t-elle.

Le soutien des femmes qui l’entourent l’a également aidé. « Ma mère est un modèle dans ma vie parce qu’elle m’encourage. La famille est à la base de la société, particulièrement si la mère est scolarisée. Elle transmettra son savoir aux enfants, ce qui les aidera à surmonter les embûches », ajoute Tabarak.

Tabarak

Lorsque je lui ai demandé de me parler des moments difficiles qu’elle a traversés en Syrie, ses yeux se sont remplis d’eau. Après une pause, elle a sorti son calepin et m’a lu un très beau texte qu’elle a écrit sur sa vie en Syrie avant son séjour au camp.

Notre foyer à Za’atari
Comment était notre foyer?
Il était vaste et spacieux
Il n’a maintenant que deux pièces.
Une salle de séjour et une chambre à coucher.
La cuisine était vaste et spacieuse.
C’est devenu une petite cuisine.
L’école était grande. Elle est devenue toute petite.
Grâce à Dieu, nous sommes en vie.

Lorsqu’elle déposé son carnet, elle m’a vu essuyer mes propres larmes.

« Tu peux le relire pour nous à la caméra? », lui ai-je demandé.

Elle a approuvé de la tête et m’a suivie avec un vidéaste de Vision mondiale jusqu’à un endroit calme à l’extérieur, près de chez elle. Elle a jeté un dernier coup d’œil à son carnet et l’a posé sur le sol.

« Ne le mets pas par terre, nous aimerions que tu le lises pour nous », lui dis-je en montrant le calepin.

« Je n’en ai pas besoin. Je l’ai mémorisé », nous a-t-elle dit fièrement.

Cette jeune fille est faite pour être journaliste.

Tabarak

Sa détermination m’habitera toujours. Je sais ce que c’est qu’entretenir un désir profond de raconter des histoires et d’en vivre. J’espère de tout cœur qu’elle aura l’honneur de le faire professionnellement un jour.

Aiderez-vous les filles comme Tabarak à avoir la chance de réaliser leurs rêves? Le Canada sera cette année l’hôte du Sommet du G7 où des leaders du monde entier aborderont des enjeux critiques. Vous pouvez ajouter votre voix à la nôtre en demandant au Canada de défendre la cause de l’éducation des filles en situations d’urgence à l’échelle mondiale.

L’éducation sauve des vies : lisez ces histoires inspirantes.

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