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Mira veut aller à l'école

Mira
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Sommaire

Mira* a dû laisser l’école dans l’ouest de Mossoul après la prise de contrôle de l’État islamique en Iraq et en Syrie (ISIS). L’ISIS avait alors changé le programme scolaire pour plutôt enseigner des techniques de combat et d’utilisation d’armes à feu. Ses parents ont alors cessé de l’envoyer à l’école et elle a passé près de trois ans à la maison à aider sa mère au ménage et à la cuisine. Elle a été témoin de scènes horribles pendant ces années et a même vu des gens qu’on avait tués et ensuite suspendus aux murs. Pendant cette période, son père a perdu son emploi et n’avait plus de revenu pour faire vivre sa famille. Quand la bataille de Mossoul a commencé, la famille est déménagée chez le grand-père de Mira à proximité de la ligne de front, dans l’espoir de pouvoir rapidement quitter la ville. Ils y sont restés environ deux mois sous des bombardements incessants et des tirs d’obus jusqu’à pouvoir quitter Mossoul. Mira rêve de reprendre l’école au camp et de devenir enseignante comme les membres du personnel enseignant qui l’ont inspirée.

Dans ses propres mots

« Avant que l’ISIS arrive dans la ville, j’allais encore à l’école. Je réussissais très bien et j’ai terminé ma première et ma deuxième année, mais ils sont arrivés et j’ai cessé d’y aller, car ils contrôlaient toutes les écoles. Ils n’y enseignaient plus les matières habituelles comme la lecture et le chant, mais ils nous montraient plutôt à combattre, à utiliser des armes et à faire d’autres choses que je n’aimais pas.

J’ai été trois ans sans aller à l’école. Je m’ennuyais sans l’école parce que je n’avais rien d’autre à faire qu’aider ma mère aux tâches ménagères. Chaque matin au lever je l’aidais à faire le petit déjeuner. Ensuite, j’allais avec elle ou mon père chercher de l’eau au puits le plus proche. De retour à la maison, je l’aidais à faire le ménage, la lessive et la cuisine. Nous n’avions pas de télévision, car il n’y avait pas d’électricité. Je ne pouvais pas voir mes amis, car elles vivaient loin de chez-moi. Je jouais donc avec des voisins plus âgés que moi. Je les aimais, mais mes propres amis me manquaient, particulièrement mon amie Tamara*. C’était ma meilleure amie à l’école. Nous avions l’habitude de nous asseoir au même bureau, de jouer ensemble et même de rentrer toutes les deux à pied à la maison. Mais sa famille a dû déménager dans un autre quartier et je ne l’ai pas revue depuis ce temps. Elle me manque beaucoup et mes enseignantes aussi, surtout celle qui m’enseignait l’arabe. Je l’aimais beaucoup, elle était toujours gentille avec moi. Nous avions beaucoup de plaisir dans sa classe et elle avait toujours des histoires intéressantes à nous raconter. En classe, nous chantions, lisions et jouions ensemble. J’aimais également les cours de mathématiques. C’était intéressant et j’étais très bonne dans cette matière. L’enseignante de mathématiques m’aimait, parce que je répondais toujours correctement à ses questions. L’école me manque vraiment et j’espère pouvoir y retourner un jour.

Je ne veux pas retourner d’où je viens, je suis heureuse que nous soyons finalement partis. L’ISIS est très cruel et ils maltraitent durement les gens. Ils tuaient les hommes et les suspendaient aux murs ou à la clôture du parc. Je voyais des corps chaque fois que je sortais avec mon père. J’ai déjà vu un homme accroché ainsi pendant au moins quatre ou cinq jours. Nous avons quitté la maison il y a un mois ou deux pour aller chez mon grand-père où il y avait beaucoup de bombardements et de tirs d’obus, mais il y avait une école tout près. J’ai pleuré et les ai imploré de me laisser y aller, mais ils refusaient. Ils me disaient qu’elle était fermée, et je ne les croyais pas jusqu’à ce que je passe devant et que je vois qu’elle était à moitié détruite. Je me suis sentie très triste en voyant cela. Comme si je ne serais plus jamais capable de retourner à l’école et que je passerais ma vie à faire du ménage et la cuisine. Je veux continuer d’aller à l’école et y travailler fort afin de devenir enseignante quand je serai grande. J’aimerais être enseignante d’arabe comme celle qui m’a enseigné en première année. J’aime chanter et lire des histoires. Je crois que je serai une très bonne enseignante et que tous les enfants vont m’aimer tout comme j’ai adoré mon enseignante d’arabe. »

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