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La longue et dangereuse route jusqu’à l’école pour les filles dans l’est de l’Ukraine

La jeune Karyna, âgée de 14 ans, marche sur la route en compagnie de sa petite sœur Milana, âgée de 4 ans, dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine. La route jusqu’à l’école est jonchée de mines et d’autres restes du conflit.

Karyna, 14, walks down the road with her little sister Milana, 4, in Donetsk region in eastern Ukraine. Her path to school is littered with landmines and other remnants of the conflict
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Dans l’est de l’Ukraine, les personnes qui n’ont pas pu fuir le conflit font maintenant face à de graves menaces de bombardements, de mines antipersonnel et de munitions non explosées. La famille de Karyna vit toujours à proximité de la ligne de contact, et la jeune fille risque chaque jour d’être blessée ou tuée sur le chemin de l’école.

Karyna and Milana walk past a clearly marked landmine. Karyna learned how to spot and avoid landmines in her Mine Risk Education class - lessons she takes with her every day.
Karyna et Milana passent devant une mine terrestre clairement identifiée. Karyna a appris à repérer et à éviter les mines dans son cours de sensibilisation aux dangers des mines. Elle met ses apprentissages en pratique chaque jour.

DONETSK, Ukraine, le 20 septembre 2017 – La jeune Karyna Shvets, âgée de 14 ans, parcourt chaque jour deux kilomètres et passe devant des tas d’ordures, des bâtiments abandonnés et des mines terrestres non explosées marquées d’un ruban d’un orange vif.

« J’ai maintenant l’habitude de marcher tous les jours seule sur cette route. L’an dernier, c’était effrayant de marcher seule, surtout lorsque je pouvais entendre des tirs autour de l’aéroport de Donetsk », explique Karyna, qui marche vers l’école en ajustant son sac à dos rose.

Karyna et sa famille vivent dans le dangereux quartier d’Oktiabrskyi, dans la banlieue de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, tout près de l’aéroport de Donetsk, qui est aujourd’hui détruit, et de plusieurs installations militaires. Ce quartier se trouve également juste à côté de la « ligne de contact », qui sépare les zones contrôlées par le gouvernement de celles qui ne sont pas sous contrôle gouvernemental. Il s’agit du point chaud du conflit, qui en est maintenant à sa troisième année.

En août 2017, près de 1,5 million de personnes ont été forcées de fuir leur domicile en raison des combats. La situation est particulièrement grave pour les enfants qui vivent dans les régions de Donetsk et de Luhansk, où ils sont exposés aux menaces de bombardements, de mines antipersonnel et de munitions non explosées.

Vivre dans une ville fantôme

Karyna est la seule enfant de son quartier à aller à l’école. Partout, ce n’est que destruction et désespoir, et les rues désertes racontent l’histoire d’une communauté abandonnée.

D’autres familles qui ont des enfants sont parties depuis longtemps en raison de la proximité des bombardements fréquents. Bien que la région soit dangereuse, la famille de Karyna ne peut pas se permettre d’acheter une nouvelle maison et encore moins de déménager dans une autre région, alors ils ont dû rester.

Avant le début du conflit, le trajet de Karyna jusqu’à l’école se déroulait sans incident et ne prenait pas plus de dix minutes. À cette époque, son école se trouvait près de chez elle, mais cet établissement scolaire est maintenant fermé depuis plus d’un an.

« Des obus ont touché mon ancienne école à plusieurs reprises. Ils ont dû remplacer presque toutes les fenêtres », explique-t-elle. Maintenant, le bâtiment a été rénové et est prêt à être utilisé, mais puisque la plupart des enfants ont déménagé, il reste inoccupé. »

Sa famille a pris la décision de l’envoyer à l’école numéro 21, qui est plus éloignée. Les transports en commun ne fonctionnent plus dans la région, et elle doit aller à l’école seule et à pied.

« Mon père part travailler très tôt le matin, et ma mère reste à la maison avec ma petite sœur Milana. Je dois donc marcher et aller seule à l’école », ajoute-t-elle. Souvent, alors qu’elle traverse son quartier déserté, elle ne croise personne sur le chemin de l’école.

L’année dernière, lorsqu’il faisait beau, Karyna allait à l’école avec son vélo rouge préféré. Mais le gardien qui le surveillait pendant qu’elle était en classe a été licencié. Il y a moins d’emplois offerts dans la région, et la communauté locale lutte pour garder la tête hors de l’eau.

Karyna and Milana walk past abandoned buildings in eastern Ukraine. At least 1.5 million people including over 220,000 children have been forced from their homes due to the conflict in eastern Ukraine.
Karyna et Milana passent devant des bâtiments abandonnés dans l’est de l’Ukraine. Au moins 1,5 million de personnes, dont plus de 220 000 enfants, ont été forcées d’abandonner leur domicile en raison du conflit dans cette région.

L’éducation aux risques et dangers liés aux mines : des cours essentiels à la survie

Afin de prévenir les événements tragiques et de renseigner la population sur la sécurité dans les zones touchées par le conflit, l’UNICEF mène, par l’entremise de ses partenaires, une campagne de sensibilisation des enfants et des jeunes aux dangers que représentent les mines et les explosifs.

Karyna a reçu à l’école un atelier sur les dangers que représentent les mines, et elle utilise chaque jour ces connaissances pour rester en sécurité. « Ils nous montrent à quoi ressemblent les mines et les obus. Je sais que je ne dois toucher à rien de suspect, et j’essaie de ne pas marcher près de l’accotement des routes de notre quartier », dit-elle.

Maintenant, elle connaît par cœur les zones à éviter. Elle n’emprunte que les routes dégagées et reste loin des tas d’ordures et des hautes herbes qui pourraient facilement cacher des mines terrestres. Certaines sont clairement marquées, mais d’autres ne le sont pas.

Jusqu’à présent, 473 775 enfants et leur famille ont été sensibilisés aux dangers des mines. L’UNICEF a l’intention de sensibiliser aux dangers que représentent les mines 500 000 enfants et leurs parents, au total, d’ici la fin de 2017.

Malgré la longue et dangereuse route jusqu’à l’école, Karyna est impatiente de retourner en classe. Elle a passé la majeure partie des vacances d’été à s’occuper de sa sœur Milana, car sa famille et ses amis ne viennent en visite que rarement en raison de la violence.

« Mes camarades me manquent. Nous avons été seuls tout l’été, ce sera plus amusant d’être à l’école », dit-elle.

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